Que doit-on savoir en tant que parent?

Le bien-être de nos enfants est notre priorité.

Certains indices peuvent se présenter et inciter à une évaluation. Les indices ci-dessous se présentent de façon précoce soit entre 1 et 2 ans:

Ne babille pas, ne pointe pas ou ne fait pas de gestes communicatifs à 1 an

Ne cherche pas à imiter

Ne montre pas les objets à l’autre

Établit difficilement des contacts avec autrui, semble indifférent aux autres

Ne demande pas d’aide directement

Éclate de rire sans raison apparente

Ne craint pas les dangers réels

Résiste aux changements de routine

S’adonne à des jeux obsessifs (ex : alignement d’objets) ou répétitifs

Fait des crises de larmes, des crises de colère ou devient désemparé sans que l’on sache pourquoi

Est fasciné par les objets qui tournent

Porte un attachement démesuré à des objets

Semble parfois être sourd

Établit rarement un contact visuel

Ne répond pas à l’appel de son nom

Ne sourit pas

Perd des habiletés langagières ou sociales

Semble préférer être seul

Résiste aux caresses

Ne semble pas savoir comment jouer avec des jouets

Boy not playing

Le parent, le père ou la mère, est le pilier sur lequel un enfant peut compter. De par son rôle, il est l’observateur privilégié de son évolution depuis le berceau jusqu’à son départ du nid familial. Sans contredit, il est l’expert de son enfant.

Au fil du temps, vos observations et vos interactions quotidiennes avec votre enfant vont alimenter les suggestions des thérapeutes qui suivent votre enfant. Vous ferez ainsi en sorte que votre enfant tire bénéfice de son programme individualisé d’intervention, à un rythme qui lui soit approprié.

Offrez le meilleur de vous-même. Personne, et surtout pas votre enfant, n’attend de vous que vous soyez un professeur, Vous êtes un membre unique de l’équipe de votre enfant : son parent qui l’aime.

Mère et enfant

N’oubliez pas que les enfants ayant un Trouble du Spectre Autistique (TSA) ou des troubles de la relation et de la communication représentent un groupe d’enfants très différents les uns des autres, avec des centres d’intérêts, des forces et des faiblesses très divers.

Beaucoup de personnes TSA ont des problèmes sensoriels. Différents sens peuvent être concernés, à degrés plus ou moins élevés. Les problèmes sensoriels peuvent expliquer certains comportements difficiles.

Le chemin vers l’autonomie est long et cahoteux. Pour maximiser leurs compétences parentales, le père et la mère ont besoin de savoir s’ils font les bons choix.

Leur développement est erratique et leurs réactions imprévisibles. Vous ne savez plus quoi penser. À la cruauté de recevoir peu ou aucune reconnaissance de votre enfant pour les soins que vous lui prodiguez, s’ajoute les conseils de bonne foi qui fusent de toutes parts. La famille, les amis, les proches vous lancent des « il faudrait que… », des « pourquoi ne faites-vous pas ceci… » ou le mortel « j’ai entendu dire que… ». Il arrive parfois, surtout lorsque l’enfant est en bas âge, que vous doutiez de vous-même et de vos compétences. Il faut se rappeler, alors, que comme tous les parents, vous connaissez votre enfant mieux que quiconque.

Vous êtes l’expert de votre enfant.

Speech and method

L’attitude parentale est aussi fortement influencée par la manière dont la société et la communauté perçoivent la différence, le « hors norme ». Un enfant autiste est tellement différent qu’il peut susciter de l’inquiétude dans son milieu; c’est la peur de l’inconnu et de la différence. Parce qu’il bouscule parfois les conventions sociales, il arrive qu’il provoque un malaise chez les autres.

Les parents et les frères et les sœurs (et parfois les membres de la famille étendue) de l’enfant autiste peuvent manifester des besoins et des difficultés à divers moments de leur vie, ce qui a d’importantes conséquences pour les services de soutien familiaux et la gestion des cas.

En outre, la culture de la famille détermine dans une large mesure la signification qu’elle accorde au fait d’avoir un enfant atteint du spectre de l’autisme ainsi que sa propension à chercher de l’aide à l’extérieur.